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10 principes pour mieux enseigner

•Toujours donner des exemples
Faire la chasse à ce que les anglo-saxons nomment les mi-conceptions
Entraîner à la catégorisation
Bannir les exercices par essai erreur
En mathématiques, travailler sur des problèmes déjà résolus
En compréhension de texte, travailler la production d'inférences
Travailler la compréhension a partir de différents supports, texte, image, animation
Travailler  la lecture (observation, déduction) de l'image
Porter une attention particulière aux modes de présentation du matériel pédagogique et favoriser le numérique
Éviter toute situation de surcharge cognitive 

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Difficultés en mathématiques : renforcer l’intuition du nombre, l’attention visuelle et les capacités d’imagerie

Il peut paraître étonnant de parler d’intuition dans le domaine des mathématiques. Cette intuition, bien qu’approximative, ne serait en vérité qu’une capacité innée de percevoir et d’appréhender des grandeurs et des quantités dès la naissance, avant même tout enseignement des nombres et de leurs valeurs symboliques. Un sens inné et universel (ou presque)? Les capacités d'accès au nombre ont été démontrées dès 1978 par Gelman et Gallistel, puis plus largement par Wynn dans les années 90. Dans ces travaux, Wynn montre que des bébés de 4 mois ont la capacité de mener des opérations d'addition ou de soustraction sur de très petites quantités. Si on cache deux objets derrière un paravent, que l'on en retire ostensiblement ou ajoute un, un nourrisson s'attend à voir le nombre exact une fois le paravent enlevé, trois en cas d'ajout, un en cas de suppression. Si les objets présentés ne correspondent pas à au décompte exact, le nourrisson manifestera sa surprise, preuve

Deux types d'intelligence visuelle

Selon Kozhevnikov (2010), il paraît clair qu’il existe deux formes ou composantes d’intelligence distincte, une intelligence visuelle qui s’attache à traiter l’information selon les apparences, les propriétés de l’objet, la texture, la couleur, la taille et une intelligence spatiale plus centrée sur la position et les relations de l’objet dans l’espace, capable de manipuler en pensée l’objet dans son environnement. La manière de produire, d’inspecter, de transformer et de manipuler des images différerait sensiblement selon les individus et selon leur forme d’intelligence. Et il ne serait pas possible d’expliquer ces variations qualitatives par un niveau d’intelligence générale ou facteur G. Selon Kozhevnikov, l’intelligence visuelle de l’objet ou la capacité de traiter toutes les propriétés picturales concrètes d’un objet a été longtemps négligée, alors qu’elle constitue bien une dimension particulière de l’intelligence visuelle. A l’inverse, la composante visuo-spatiale a é